[Thèse 2018] Noémie Févrat (LBNC) [Soutenue]
👩🏫 Doctorante : Noémie FÉVRAT (LBNC)
📜 Titre : Le mandat de trop ? La réélection des parlementaires et des maires en France et les conditions de sa remise en cause
🧑🤝🧑 Équipe d’encadrement :
- Guillaume MARREL (LBNC)
- Vincent LABATUT (LIA)
🏆 État : Thèse soutenue le 23 janvier 2024
📌 Résumé : Le sujet de thèse articule sociologie du personnel politique d’une part et extraction, traitement et analyse de données, d’autre part. Il porte sur la longévité du personnel politique et les réformes électorales de limitaton de la rééligibilité dans les démocrates contemporaines. Le projet de loi sur la moralisaton de la vie publique porté par le Garde des Sceaux français début juin 2017 prévoyait la limitaton du “cumul dans le temps” en réduisant à trois le nombre de mandats identiques successifs des membres d’exécutifs locaux et des parlementaires. Cete mesure de “dé-professionnalisaton politique” désormais intégrée au projet de réforme constitutionnelle de La République en Marche rouvre un débat historique, marqué jadis par l’éloquence de Robespierre, sur le bon tempo démocratique et l’alternative entre rotation et compétence des “élus du peuple”. La thèse associe objectivations quantitatives et analyses qualitatives : elle vise à saisir les pratiques d’appropriaton durable des mandats représentatifs et des fonctions exécutives, les usages et les effets de la longévité électorale (Marrel and Payre, 2006a), afin d’évaluer les controverses relatives à la professionnalisation politique (Boelaert et al., 2017) qui préparent une éventuelle limitation de la rééligibilité en France. Il s’agit d’inscrire l’actuel débat législatif sur la réglementation du métier d’élu dans l’histoire du réformisme démocratique et des politiques électorales occidentales (Ecrcard, 2016), et de lier cete réflexion sur les temporalités de la représentation politique au renouvellement de l’objectivation des pratiques en termes de stabilité et de longévité du personnel politique.
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