[Thèse 2016] Olfa Hassani (LIA) [Arrêtée]
👩🏫 Doctorante : Olfa HASSANI (LIA)
📜 Titre : Les réseaux DTN pour les environnements à circonstances critiques
🧑🤝🧑 Équipe d’encadrement :
- Rachid EL-AZOUZI
- Johnny DOUVINET
🛑 État : Thèse arrêtée en février 2018
📌 Résumé : Les catastrophes naturelles connaissent une recrudescence majeure aujourd’hui, en liens avec le contexte de changement climatique en cours et d’exposition accrue des populations dans des territoires à risque qui, auparavant, avaient été préservés de l’urbanisation. Un des problèmes majeurs pour les secours est de localiser le plus vite possible les victimes et d’en détecter la gravité de façon à organiser et à mobiliser les actions au plus proche du temps réel. Mais dans de nombreux cas, les communications classiques comme Internet ou le téléphone (fixe ou mobiles) sont hors service pendant et/ou après une catastrophe (ex. à cause d’une panne des réseaux électriques, des réseaux de télécommunication ou de la violence de l’orage qui perturbe les liaisons et les relais). Ces problèmes compliquent la situation et en particulier la mise en relation des victimes avec les secours. Si les internautes partagent leur localisation en temps réel (via les coordonnées GPS) et leurs déplacements (tracking sur Iphone), allant même jusqu’à diffuser ces données (individuelles ou collectives) sur des RSN plus ou moins ouverts (professionnels ou amis), ils souhaitent avoir en contrepartie accès à des réseaux urgentistes ou des appels de secours [R9]. C’est sans doute pour cette raison que les acteurs du monde humanitaire se sont vite saisis de cette question, développant des applications (Ushaidhi, 18, HumanLife, Croix Rouge…) pour permettre à leurs agents de faire des états des lieux, des points de situation ou des évaluations sur l’étendue des dégâts après les catastrophes. C’est ainsi le début de l’ère du Mobile Data Collection Systems (MDCS) ; sans avoir besoin d’un téléphone mobile, on peut renseigner des informations à partir d’un formulaire et les transmettre à un centre de décision. En parallèle, c’est le début de la communication à double sens, qui se fait au départ à travers une implication assistée et contrôlée des citoyens dans la collecte. La demande se traduit de plus en plus par le développement d’applications hyperspécialisées. Si les premières applications dédiées à l’alerte crue datent de 2009 à l’échelle mondiale (avec FloodAlert aux EtatsUnis), il faut véritablement attendre l’année 2014 en France, et l’arrivée de très nombreuses applications, pour voir sur le marché des systèmes complets et opérationnels sur cette thématique (V ialert, Signalert ou MyPublicCitizen par exemple). Plusieurs structures (communes, bureaux d’étude, services de l’Etat, etc.) se sont eux aussi lancées dans cette direction en France (application AlpRisk dans les Alpes en février 2015, notification push pour la ville de Nimes en 2015) et les exemples se multiplient sur les risques et les catastrophes d’origine naturelle.


