[Projets 2016] SMARS 2 – Johnny Douvinet (Espace)
Titre : SMARS 2 – Les SMArtphones et les Réseaux Sociaux numériques : des leviers pour accroître la résilience dans les régions Rhône Alpes et Paca
Équipe :
- Johnny DOUVINET (Espace) – Porteur
- Béatrice GISCLARD (Espace)
- Damien SERRE (Espace)
- Georges LINARÈS (LIA)
- Richard DUFOUR (LIA)
- Florence ANDREACOLA (CNE)
- Karine WEISS (CHROME / Univ. Nîmes)
- Serge CAPAROS (CHROME)
- Delphine GRANCHER (PRODIG / Univ. Paris 1 Panthéon Sorbonne)
- Élise BECK (UMR PACTE)
- Audrey BORELLY (UMR PACTE)
- Céline LUTOFF (UMR PACTE)
Résumé : L’information en temps réel et sa diffusion sont des éléments cruciaux pour préparer les acteurs des territoires alpins à gérer les crises et pour rendre les citoyens responsables de leur propre sécurité civile, notamment face à des événements hydre-climatiques d’intensité remarquable (que ce soient des crues torrentielles, des glissements de terrain ou des séismes .. ). La vigilance et l’alerte sont des dispositifs nécessaires mais qui présentent quelques limites : en effet, il faut que les populations et les acteurs soient bien préparés et formés pour être capables de bien appliquer les consignes de sécurité liés à des messages communiqués en amont et pendant les crises, ce qui n’est pas toujours le cas comme l’ont rappelé les inondations du 3 octobre 2015. Aussi, afin de compléter les résultats obtenus lors du premier projet, il s’agit de mieux mesurer la portée des messages de prévention aux échelles locales (caractéristiques de fond et de forme à travers divers canaux de communication) et d’affiner les analyses d’un point de vue cognitif (compréhension, mémorisation des infos) et comportemental (intention et déclaration de comportements de prévention)~ Il s’agit d’apporter des éléments de réponse à un projet plus large (RESTART – appel à projet européen POIA) tout en venant en appui à d’autres initiatives dites « alternatives » au cadre réglementaire (Borelly, 2015). Les RSN et les Smartphones apparaissent comme des outils qui pourraient compléter, de façon positive, les dispositifs préventifs, notamment grâce à la dynamique des contenus partagés et aux interactions dont ils sont le support. Plusieurs pays (Etats-Unis, Philippines) utilisent déjà les RSN et les Smartphones pour alerter leurs administrés en cas de crises à venir et pourtant, la population et les services de l’Etat sont bien plus en retrait en France, la défense de la propriété des données individuelles, le manque de crédit attribuée aux messages postés et les verrous communicationnels étant les principaux facteurs de blocage avancés. Les RSN et Smartphones peuvent aussi être des vecteurs d’augmentation de la résilience face aux risques. La résilience est vue ici comme une double capacité à anticiper, c’est-à-dire prévenir l’aléa, et à réagir, c’està- dire faire face à ce qui survient (Provitolo, 2009). Cette notion en vogue met en avant l’idée d’une capacité de résistance et d’adaptation liée à plusieurs facteurs culturels, sociaux et organisationnels (Allen, 2003). L’essor de cette résilience dans l’aménagement urbain et les risques est d’ailleurs fortement porté par la stratégie internationale de réduction des risques de l’ONU dans le cadre de la campagne « Making Cities Resilient ». En insistant sur le rôle des facteurs socio-culturels, l’UNISDR insiste sur le rôle attendu de la part de l’éducation, de la pédagogie, de la participation, de l’information et de la communication, domaines où les RSN et les Smartphones ont effectivement un rôle à jouer et qu’il reste à démontrer..
Identifiant : 16-BLC-8
Instrument : Projet de recherche
Voir aussi : Projet SMARS


